Nothing can't stop this creeping fear.
____Ça a été une année bizarre, comme beaucoup d'autres. Elle avait plutôt bien commencé avec la fin de ma licence et la bonne mention, des vacances en Corse comme j'en voulais depuis longtemps, un anniversaire des "1 an" des plus romantiques . Du bonheur à l'état pur. Et surtout le départ pour Londres, la découverte de la ville, l'apprentissage de la vraie vie : trouver un appartement, un travail, se débrouiller seule, se repérer la ville, se faire des amis de tous les pays du monde. Un énorme bol d'air, enfin du changement, quelque chose d'entièrement neuf où personne ne sait qui je suis et où je ne connais personne. Ensuite, apprendre à vivre à deux puis à trois, peut-être le seul échec de ces vacances. On arrête tout ? Ou on se dit qu'on n'était pas prêts, tout simplement, que ça a été dur, mais que finalement c'était une épreuve comme une autre et que c'est normal ? Et puis l'annonce au milieu de l'été, les appels tous les jours, les larmes, les énervements, les cris, la distance. Et toujours le même drame. Puis la fin de l'été, la déchirure et le retour à Toulouse où une seule personne m'attend à l'aéroport. Et depuis tout s'est écroulé. Puisque rien ne dure.
____Cette année, j'arrête les résolutions : pourquoi prendre les mêmes tous les ans sans arriver à les tenir ? Simplement, je ferais des efforts, des vrais mais seulement sur ce qui est vraiment important Et je ne serais plus seule pour ça. Je me laisse abattre depuis septembre, alors qu'il suffit de quelques efforts pour que ces cinq prochains mois se passent mieux, ou différemment. Alors voilà : des efforts sur quelques "tout petits" points.